L’Intégration Économique Africaine : Un Rêve en Train de Devenir Réalité
Comment la ZLECAf crée le plus grand marché unique du monde
Après des décennies de fragmentation économique, l’Afrique est en train d’écrire un nouveau chapitre de son histoire avec la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Entrée en vigueur en 2021, elle représente le plus grand marché unique du monde en nombre de pays participants, ouvrant la voie à une transformation économique historique.
Cette intégration économique permettra aux entreprises africaines d’accéder à un marché de 1,3 milliard de personnes, avec un PIB combiné dépassant les 3 000 milliards de dollars. Elle réduira progressivement les barrières tarifaires et non-tarifaires qui ont longtemps entravé le commerce intra-africain, actuellement à seulement 15% du commerce total du continent (contre 60% en Europe ou 40% en Asie).
Les opportunités sont immenses. Les chaînes de valeur régionales pourront se développer, permettant aux pays de se spécialiser dans les secteurs où ils ont un avantage comparatif. Une entreprise automobile pourra assembler ses véhicules en Afrique du Sud avec des pièces produites au Maroc, au Nigeria et en Égypte. Une startup tech pourra se développer au Kenya et s’étendre facilement dans toute l’Afrique de l’Est puis au-delà.
Mais la ZLECAf n’est pas seulement une question de commerce. Elle vise également à harmoniser les réglementations, faciliter les investissements transfrontaliers et permettre la libre circulation des personnes. Des projets d’infrastructure comme les corridors routiers et ferroviaires transafricains complètent cette intégration économique en connectant physiquement les marchés.
Ce grand marché unique permettra à l’Afrique de négocier de meilleurs accords commerciaux avec le reste du monde, d’attirer des investissements plus importants et de développer des champions industriels continentaux. En s’unissant économiquement, l’Afrique transforme sa fragmentation historique en force collective, créant les conditions d’une prospérité partagée et d’une véritable indépendance économique.